Consensus

Dans cette rubrique : les articles de références, conférences de consensus, recommandations des sociétés savantes, mises au point et protocoles en médecine d'urgence

Recommandations destinées aux professionnels impliqués dans la prise en charge des céphalées en urgence.
Société Française d’Étude des Migraines et des Céphalées (SFEMC) et de la Société Française de Neurologie (SFN)

Ces recommandations concernent la prise en charge des céphalées en urgence : distinction des quatre tableaux cliniques, éléments clés de l’interrogatoire et de l’examen physique, stratégie diagnostique et thérapeutique.
Les céphalées de début brutal et/ou inhabituelles doivent être considérées comme des céphalées secondaires jusqu’à preuve du contraire et justifient la réalisation d’examens complémentaires en urgence.

SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS :

Les céphalées constituent un motif de consultation peu fréquent aux urgences (1 à 7%) mais posent un problème de diagnostic parfois difficile à résoudre dans ce contexte. Il faut distinguer les céphalées secondaires, nécessitant la recherche et le traitement de leurs causes, des céphalées primaires constituant une maladie (exemple : migraine, céphalée en grappe) à traiter symptomatiquement en ambulatoire.

I/ DÉFINITIONS ET ÉPIDÉMIOLOGIE :
On définit la céphalée comme une douleur du crâne ou de la face. Elle peut être uni ou bilatérale, d’intensité variable, aigue ou chronique, isolée ou accompagnée d’autres symptômes.

Les causes sont nombreuses d’où la nécessité d’un interrogatoire méticuleux et d’un examen clinique approfondie. Dans la majorité des cas, les examens complémentaires sont inutiles. Il est important de noter qu'un mal de tête préexistant n'exclut pas un mal de tête secondaire, il peut même être une prédisposition dans certains cas.

II/ CLASSIFICATION DES CÉPHALÉES :
La classification internationale des céphalées ICHD-3 (International Classification of Headache Disorders, 3e édition) distingue :

  • les céphalées primaires qui sont les plus fréquentes.
  • des céphalées secondaires qui ont une étiologie vasculaire, inflammatoire, traumatique ou néoplasique. La cause iatrogène (médicaments, drogues) est également à rechercher.
CLASSIFICATION DES CÉPHALÉES (ICH-3)
 Céphalées primaires
 - Migraine (15%)
- Céphalées dites de tension (épisodiques 80% - chronique 20%)
- Algies vasculaires de la face (céphalée en grappe) 1/1000 et autres céphalées trigémino-autonomes
- Autres céphalées primaires (rares)
 Céphalées secondaires
- Un traumatisme crânien ou du rachis cervical
- Une affection vasculaire cérébrale ou cervicale
- Une pathologie intracrânienne non vasculaire
- La prise d’une substance ou son sevrage
- Une infection intracrânienne ou générale
- Un trouble de l’homéostasie
- Des affections du crâne, du cou, des yeux, des oreilles, du nez, des sinus, des dents, de la bouche ou d’autres structures du visage ou du crâne
- Affections psychiatriques
 Névralgies crâniennes, algies faciales centrales et primaires et autres céphalées
 - Lésions douloureuses des nerfs crâniens et autres causes faciales
- Autres céphalées
  • La migraine est une maladie courante mais attention aux pièges du diagnostic. Les patients présentent à tord leur céphalée comme «migraine».
  • Les céphalées en grappe, plus communément appelées "algies vasculaires de la face" est la plus fréquente, elles se traduisent par une douleur unilatérale de la face très intense, insoutenable.
  • La céphalée de tension, est plus répandue que la migraine. La douleur est plus diffuse, continue et non pulsatile, peu ou moyennement intense et sans signes digestifs associés.

III/ COMMENT DISTINGUER LES QUATRE TABLEAUX CLINIQUES ?

En pratique, les céphalées vues en urgence peuvent être divisées en quatre grands tableaux cliniques:

  1. céphalées brutales récentes
  2. céphalées progressives récentes
  3. céphalées paroxystiques récurrentes
  4. céphalées chroniques quotidiennes.

IV/ COMMENT MENER L’EXAMEN PHYSIQUE ?

Il faut rechercher de manière systématique (Accord professionnel) :

  • un trouble de la vigilance
  • de la fièvre
  • une hypertension artérielle
  • un syndrome méningé
  • un déficit neurologique focal (déficit moteur ou sensitif, diplopie, anomalie pupillaire, syndrome cérébelleux)
  • une pathologie de l’œil, des sinus, de l’oreille ou de la cavité buccale pouvant expliquer les céphalées.

3) QUELLE EST LA CONDUITE À TENIR IMMÉDIATE ?

Il est recommandé de prendre en charge EN URGENCE tout patient qui présente :

  • Une céphalée brutale voire en coup de tonnerre (intensité maximale en moins d’une minute),
  • Une céphalée récente ou d’aggravation récente (< 7 jours) et inhabituelle,
  • Une céphalée associée à une fièvre (en l’absence d’une cause générale évidente telle qu’un syndrome grippal en période épidémique),
  • Une céphalée associée à des signes neurologiques,
  • Une céphalée faisant évoquer une intoxication (notamment au CO),
  • Une céphalée dans un contexte d’immunodépression.

** CÉPHALÉE DE DÉBUT BRUTAL, RÈGLE D’OTTAWA :
La présence de l’un des 6 critères justifie la réalisation d’explorations à la recherche d’une Hémorragie Sous-Arachnoïdienne (HSA).

Cette règle s’applique aux patients de plus de 15 ans présentant une céphalée sévère, non traumatique, ayant atteint son intensité maximale en moins d’une heure. Ne pas appliquer en cas de déficit neurologique, d’antécédent d’anévrisme, d’HSA, de tumeur cérébrale ou de céphalées récurrentes (≥ 3 en ≥ 6 mois).

  • Âge ≥ 40 ans.
  • Douleur ou raideur nucale.
  • Perte de connaissance constatée par un témoin.
  • Début durant un effort physique.
  • Céphalée en coup de tonnerre (Intensité > 7/10 en moins d’une minute).
  • Limitation de la flexion nucale.

Devant une suspicion d’HSA, si l’angioscanner (ou IRM + ARM) ne permet pas d’obtenir un diagnostic, la ponction lombaire doit être réalisée de manière systématique, même si les céphalées ont disparu (Grade B) (Edlow et al., 2008; Steiner et al., 2013; Stewart et al., 2014). Il est recommandé de réaliser la ponction lombaire avec une aiguille atraumatique fine (25 gauge) afin de limiter le risque de céphalées post PL et les surcoûts qui seraient alors induits (Grade B).

RÉFÉRENCES :
French guidelines for the emergency management of headaches
Xavier Moisset et al. : Recommandations pour la prise en charge d’une céphalée en urgence, Douleurs : Évaluation - Diagnostic – Traitement. Volume 19, Issue 1, February 2018, Pages 4-16

 Lisez ce document sur :  elsevier sciencedirect

 Ou ici en PDF : site International Headache Society (IHS)International Headache Society (IHS)

2018 Mise à jour :

Recommandations pour la prise en charge des infections urinaires communautaires de l’adulte - Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF)
Des nouvelles recommandations et mise à jour de la prise en charge des infections urinaires communautaires de l’adulte

  • Nouvelle classification : IU simples – IU à risque de complications
  • Différentes situations cliniques : cystites – Pyélonéphrites selon le terrain : homme, femme, grossesse
  • Nouvelles recommandations concernant la prescription des antibiotiques

Cet article est publié dans la revue "Médecine et Maladies Infectieuses"

Caron F, et al. : Recommandations pour la prise en charge des infections urinaires communautaires de l’adulte - Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) - Actualisation 2017. Médecine et Maladies Infectieuses 2018;48(5):327-358 (Elsevier Doi : 10.1016/j.medmal.2018.03.005)


2015 : Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l’adulte.
Recommandations de la SPILF.
Nouvelle définition des infections urinaires
Diagnostic de pyélonéphrites aiguës et de cystites
Traitement antibiotique

Lien de téléchargement du document : Site infectiologie.com


Août 2014 : Prise en charge des infections urinaires de l'enfant

Recommandations du Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP) de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et de la Société de Pathologie de Langue Française (SPILF) 

  • Comment diagnostiquer une infection urinaire chez le nourrisson et le jeune enfant?
  • Comment traiter une infection urinaire de l’enfant ?
  • Pyélonéphrites (infections urinaires fébriles)
  • Cystites (infections urinaires basses)
  • Quand et comment dépister un reflux vésico-urétéral (RVU) ?
  • Quelle est la place de l’antibioprophylaxie ?

RÉSUMÉ

- Le dépistage des infections urinaires (IU) passe par le recours aux bandelettes urinaires dès l’âge d’1 mois, qui doit être plus fréquent (Grade A);

- La confirmation de l’IU par l’examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) doit, à chaque fois que nécessaire, privilégier d’autres modes de prélèvement que la poche à urines : prélèvement au jet, cathétérisme urétral, voire, ponction sus pubienne (Grade A);

- Le pourcentage de souches de E. coli BLSE isolées dans les infections urinaires de l’enfant inférieur à 10 %, ne justifie pas de bouleverser les recommandations 2007 de l’ex-Afssaps (Grade B). Une augmentation de l’utilisation des carbapénèmes en première intention représente un danger écologique majeur et expose au risque d’infections intraitables.

Le groupe d'expert recommande pour les pyélonéphrites :

* de récupérer le plus rapidement possible le résultat de antibiogramme, pour adapter au plus tôt le traitement à une éventuelle souche résistante ;

* de privilégier les traitements initiaux par aminosides (notamment l’amikacine) qui restent actifs sur la majorité des souches BLSE, en monothérapie pour les patients pris en charge aux urgences pédiatriques et/ou hospitalisés (Grade B) ;la ceftriaxone (IV ou IM) reste un traitement adapté pour les patients vus aux urgences ou en ambulatoire tant que le pourcentage de souche d’entérobactéries productrices de BLSE restera faible ;

* l’utilisation d’emblée par voie orale du céfixime (Grade B) est envisageable dans les cas des PNA sans signe de gravité et à bas risque définis par : âge > 3 mois, état général conservé, durée d’évolution de la fièvre < à 4 jours, absence de comorbidité associée, d’antécédents d’infection urinaire, d’uropathie, et d’antibiothérapie préalable dans les 3 derniers mois.

* le relai oral des traitements parentéraux est guidé les tests de sensibilité in vitro, en essayant d’épargner l’usage de céphalosporines orales (céfixime) pour limiter la sélection de résistances bactériennes (Grade B) et d’utiliser par ordre de préférence :

  • amoxicilline (Entérocoque ou P. mirabilis S)
  • cotrimoxazole
  • céfixime
  • ciprofloxacine

association AAC + céfixime après avis spécialisé en cas de souche productrice de BLSE et si la CMI de l’association est inférieure à 1 mg/L par un laboratoire maîtrisant la technique (accord professionnel).

* Sauf situation particulière, il n’y a pas lieu de prescrire une cystographie rétrograde ou une antibioprophylaxie après une première pyélonéphrite.

Pour les cystites, le groupe d’experts recommande d’une part la réalisation systématique de l’ECBU et la prescription initiale, avant les résultats de l’ECBU d’un des 3 antibiotiques suivant par voie orale:

amoxicilline-acide clavulanique, cotrimoxale, céfixime. La durée totale du traitement antibiotique est de 5 jours avec adaptation du traitement en fonction de l’évolution clinique et de l’antibiogramme.

Lien de téléchargement du document : Prise en charge des infections urinaires de l'enfant

Prise en charge et prévention du paludisme d’importation
Mise à jour juin 2017 : Groupe recommandations de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF)

- Diagnostic

- Critères d'hospitalisation 

- Médicaments

- Prévention


EXTRAIT DU DOCUMENT :

Le diagnostic du paludisme [ou Malaria] d’importation devrait associer une technique sensible (goutte épaisse, QBC ou technique de biologie moléculaire à réponse rapide) à un frottis mince (évaluation de la parasitémie et identification des espèces) afin de rendre un diagnostic dans les deux heures.

  • En pratique, l’association d’un frottis mince et d’un TDR (test de diagnostic rapide) est une alternative quand cet algorithme ne peut être mis en œuvre.
  • Le TDR doit impérativement détecter l’antigène HRP2 pour le diagnostic spécifique du paludisme à P. falciparum
  • L’association frottis mince et TDR n’a cependant pas une sensibilité optimale et en cas de premier résultat négatif ou douteux, il est nécessaire de réitérer le diagnostic 12h à 24h plus tard. Un contrôle par PCR peut également être réalisé dans une structure de référence (pauci-infection, identification d’espèce ou recherche d’association d’espèces).

En l’absence de spécificité des manifestations cliniques, le diagnostic de paludisme doit être évoqué devant toute fièvre ou histoire de fièvre, isolée ou associée à des symptômes généraux, digestifs, respiratoires, après un séjour en zone d’endémie, même en cas de prise de chimioprophylaxie.

  • La prise en charge ambulatoire d’un paludisme non compliqué à P. falciparum est possible sous réserve de critères cliniques et biologiques précis et de la possibilité d’un suivi médical. Chez le jeune enfant et les autres personnes à risque de complication (âge avancé, comorbidités, grossesse, splénectomie ...), une hospitalisation initiale est recommandée.
  • Le paludisme non compliqué à P. falciparum de l’adulte doit être traité en première intention par une combinaison à base de dérivés de l’artémisinine (ACT). L’atovaquone - proguanil est une alternative en cas d’indisponibilité, d’intolérance, de contre-indication, d’interaction avec un traitement concomitant ou en cas d’échec d’un traitement par ACT.
  • Le paludisme non compliqué à P. falciparum de l’enfant doit être traité en première intention par une combinaison à base de dérivés de l’artémisinine (ACT). L’atovaquone - proguanil et la méfloquine sont des médicaments de seconde intention.
  • Chez la femme enceinte, le paludisme non compliqué à P. falciparum justifie une hospitalisation et peut être traité par la quinine ou l’atovaquone-proguanil lors du 1er trimestre. A partir du 2éme trimestre, l’artémether-luméfantrine doit être privilégié.
  • Le traitement du paludisme non compliqué à P. non falciparum (P. vivax, P. ovale, P. malariae, P. knowlesi) repose sur la chloroquine ou un ACT. Ce dernier sera préféré en cas d’infection mixte ou de paludisme à P. vivax survenant au retour d’une zone de résistance à la chloroquine.

 Lisez ce document sur :  le site Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française.

O. Bouchaud et al. : Prise en charge et prévention du paludisme importé. Mise à jour 2018 des recommandations cliniques françaises. Médecine et Maladies Infectieuses Volume 50, Issue 2, mars 2020 , Pages 161-193. https://doi.org/10.1016/j.medmal.2019.10.009

 

 Mise à jour  :

Actualisation de recommandations « Intubation difficile » et extubation en anesthésie chez l’adulte 2017
Les axes forts de cette réactualisation concernent :

  • la préoxygénation et la nécessité de rappeler des bonnes pratiques adaptées à des techniques nouvelles comme l’oxygène à haut débit nasal,
  • le positionnement des vidéolaryngoscopes dans la prise en charge d’une intubation trachéale difficile prévue ou non en fonction de la difficulté prévisible de la ventilation au masque facial,
  • la profondeur de l’anesthésie et la myorelaxation afin de faciliter la ventilation au masque facial et l’intubation trachéale sous couvert de la mise en place de techniques d’oxygénation
  • la synthèse pour la prise en charge d’une intubation difficile prévue ou non avec des algorithmes envisageant :

1) L’évaluation de la difficulté de la ventilation au masque facial,
2) la prise en charge d’une intubation trachéale difficile prévue sans difficulté de ventilation au masque et le positionnement des vidéolaryngoscopes,
3) la prise en charge d’une intubation trachéale difficile prévue avec une difficulté de ventilation au masque et le rappel des techniques d’oxygénation,
4) la prise en charge d’une intubation trachéale difficile imprévue avec ou non une difficulté de ventilation au masque,

5) la conduite à tenir pour l’extubation trachéale en fonction de la stratification du risque d’échec d’extubation pour sécuriser l’acte et adopter une stratégie préventive d’échec de façon rigoureuse et multimodale.

Téléchargez cet article (en PDF) : Référentiel 2017 Site SFAR


Recommandations formalisées d'experts 2016 :

Société Française d'Anesthésie Réanimation (SFAR) - Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) - juin 2016

L’intubation et l'extubation font partie des gestes les plus fréquemment réalisés chez les patients de réanimation. Bien que courantes, ces procédures sont associées à une morbi-mortalité importante. L’intubation trachéale du patient de réanimation s’effectue le plus souvent en urgence, chez un patient fréquemment hypoxémique et avec une hémodynamique précaire. Il s’agit donc d’une procédure à haut risque, associée à une incidence élevée de complications (20 à 50%) pouvant menacer le pronostic vital (collapsus, hypoxémie, troubles du rythme, intubation œsophagienne, régurgitation...)
L’intubation et l’extubation du patient de réanimation ont été explorées séparément par les experts de cette RFE.

1. Intubation compliquée en réanimation
2. Matériel intubation
3. Drogues de l’intubation
4. Protocoles d’intubation
5. Extubation : Pré-requis
6. Echec d’extubation
7. Protocole d’extubation

Lisez ces recommandations (en PDF) : RFE 2016 - Site SFAR

 

Mai 2017 (mise à jour 2022) :
Pertinence des actes et prescriptions médicamenteuses chez un patient adulte infecté par Helicobacter pylori :

  • Diagnostic de l’infection par Helicobacter pylori chez l’adulte
  • Traitement de l’infection par Helicobacter pylori chez l’adulte et Rapport d'élaboration

Haute Autorité de Santé (HAS) - Conseil National Professionnel d’Hépato-Gastroentérologie (CNPHGE)

Les fiches pertinence des soins «Diagnostic de l’infection par Helicobacter pylori chez l’adulte» et «Traitement de l’infection par Helicobacter pylori chez l’adulte» ont été élaborées conjointement par la HAS et le Conseil National Professionnel d’hépato-gastroentérologie dans le cadre d’un partenariat. Elles sont destinées principalement aux gastroentérologues et aux médecins généralistes mais aussi à tous les professionnels susceptibles de participer au diagnostic et au traitement d’une infection à Helicobacter pylori (H. pylori).
L’infection à H. pylori est liée à une bactérie qui colonise exclusivement la muqueuse gastrique et dont la transmission est interhumaine. La prévalence de l’infection est de l’ordre de 15 à 30% en France. Elle a un rôle établi dans le développement des ulcères gastroduodénaux et des cancers gastriques (adénocarcinomes et lymphomes du MALT). Le traitement d’éradication de l’infection a montré son efficacité sur la cicatrisation de l’ulcère et la prévention des récidives; il est également efficace sur la prévention des adénocarcinomes gastriques et entraîne une rémission durable des lymphomes gastriques du MALT de bas grade.

Le traitement d’éradication, fondé sur l’antibiothérapie, a évolué ces dernières années du fait de la progression de l’antibiorésistance (notamment à la clarithromycine).

Deux fiches pertinence des soins ont été produites concernant le diagnostic et le traitement de l’infection à H. pylori chez l’adulte. Ces fiches sont une aide pour les professionnels pour la prescription des actes et des traitements chez les patients adultes infectés par H. pylori. Leur objectif est d’améliorer la qualité de la prise en charge de ces patients et la prévention du cancer gastrique et de l’ulcère gastroduodénal, tout en préservant l’écologie bactérienne.

Documents utiles à consulter :

  Lisez notre article : Thérapeutiques en gastroentérologie