Aide mémoire de secourisme, les gestes de premier secours, formation des secouristes

La réanimation cardiopulmonaire (RCP) est une urgence. La survie dépend de quatre facteurs principaux : diagnostic rapide, accès rapide aux secours, une RCP précoce et de qualité et enfin l’accès à une défibrillation précoce.

Sans intervention immédiate : lésions cérébrales dès 3–5 minutes, diminution de 10 % de survie par minute sans réanimation.

Tout le monde doit savoir pratiquer une RCP et utiliser un défibrillateur automatique externe.

Une personne est considérée en arrêt cardiaque lorsqu’elle est inconsciente et ne respire plus.

La vérification du pouls se fait au niveau de l’artère carotide ou de la fémorale. Cette recherche du pouls n'est pas recommandée pour le public et les secouristes. 

L’arrêt cardiaque peut être soit en asystolie (tracé ECG plat) ou en fibrillation ventriculaire (FV).

1. RÉANIMATION D’UN ACR CHEZ L’ADULTE

1️⃣ Vérifier la sécurité

  • Assurez-vous que vous, la victime et les témoins ne courent aucun danger (circulation, électricité, feu…).

2️⃣ Vérifier la conscience

  • Parlez fort : « Vous m’entendez ? »
  • Stimulez doucement (secouer les épaules).

👉 La victime ne répond pas au stimulation = inconsciente

3️⃣ Vérifier la respiration (10 secondes max)

  • Basculez la tête en arrière, relevez le menton.
  • Regardez si la poitrine se soulève.
  • Écoutez et sentez la respiration.

⚠️ Une respiration anormale, lente ou des gasps = considérée comme absente

👉 Inconscient + ne respire pas normalement = Arrêt cardiorespiratoire (ACR)

4️⃣ Alerter immédiatement

  • Faites appeler les secours : 📞 SAMU - Pompiers
  • Demandez un DEA (Défibrillateur Automatisé Externe).

5️⃣ Commencer le massage cardiaque

Mettre la victime en décubitus sur un plan dur, de préférence par terre.

🔹 Position des mains

  • Talon d’une main au centre de la poitrine (sur le sternum).
  • Autre main par-dessus.
  • Bras tendus, épaules au-dessus des mains.

🔹 Compressions

  • Enfoncer de 5 à 6 cm
  • Rythme : 100 à 120 compressions/minute
  • Laisser la poitrine remonter complètement
  • Limiter les interruptions

👉 Compter : 1, 2, 3… jusqu’à 30

6️⃣ Ventilations (si formé et équipé)

Après 30 compressions :

  • Ouvrir les voies aériennes
  • Pincer le nez
  • Insuffler 1 seconde
  • Vérifier que la poitrine se soulève

👉 Faire 2 insufflations

🔁 Continuer : 30 compressions / 2 insufflations

⚠️ Si vous ne savez pas ventiler → faire compressions seules en continu

 La bouche à bouche se fait avec l’intermédiaire d’un masque pour éviter la contamination ou mieux utiliser un Ballon Auto-remplisseur à Valve Unidirectionnelle (BAVU). [Lisez notre article BAVU]

7️⃣ Utiliser le DEA dès qu’il arrive

Un DEA comme ceux présents dans les lieux publics guide vocalement.

Étapes :

  1. Allumer l’appareil
  2. Coller les électrodes sur la poitrine nue de la victime
  3. Ne plus toucher la victime pendant l’analyse
  4. Si choc conseillé → s’écarter → appuyer sur le bouton
  5. Reprendre immédiatement le massage après le choc

8️⃣ Continuer jusqu’à :

  • Arrivée des secours
  • Reprise d’une respiration normale
  • Épuisement total du sauveteur

Puis reprenez le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée de l’équipe médicale sans jamais vous arrêter. Si vous n’êtes pas seul sur les lieux de l’accident, relayez-vous. Faire un massage cardiaque est fatiguant.

2. RCP ENFANT (1 an à puberté)

⚠️ Différence majeure :
Chez l’enfant, l’ACR est souvent respiratoire à l’origine → la ventilation très importante.

1️⃣ Vérifier conscience

  • Stimuler verbalement
  • Tapoter doucement

2️⃣ Vérifier respiration

  • Même technique que l’adulte
  • 10 secondes maximum

3️⃣ Alerte

  • Si seul :
    👉 Faire 1 minute de RCP avant d’appeler
  • Si à deux :
    👉 Un commence, l’autre appelle

4️⃣ Compressions thoraciques enfant

Position des mains

  • 1 main (petit enfant)
  • 2 mains (grand enfant)

Profondeur

  • Environ 1/3 du thorax (environ 5 cm)

Fréquence

  • 100–120/min

5️⃣ Ventilations enfant

Très important

  • 5 insufflations initiales AVANT les compressions
  • Puis ratio :

👉 30:2 si seul sauveteur
👉 15:2 si deux sauveteurs formés

Technique

  • Bouche à bouche
  • Chez petit enfant : bouche couvrant bouche + nez si nécessaire

❌ À éviter

  • Insuffler trop fort
  • Oublier les 5 insufflations initiales
  • Négliger ventilation (erreur fréquente)

3. RCP NOURRISSON (moins de 1 an)

  • 5 insufflations initiales
  • Compressions avec 2 doigts
  • Profondeur : 4 cm (1/3 thorax)
  • 15:2 à deux sauveteurs

🛑 Quand arrêter la RCP ?

  • Arrivée des secours
  • Reprise respiration normale
  • Épuisement total
  • Relais par autre sauveteur

⚠️ ERREURS GÉNÉRALES FRÉQUENTES EN FORMATION

  • Hésitation trop longue
  • Peur de casser une côte (ce n’est pas grave face à un ACR)
  • Massage trop lent
  • Oublier de compter
  • Arrêter après un choc
  • Ne pas utiliser le DEA par peur

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Aide mémoire de secourisme (partie 2)
Les gestes de premiers secours, accidents et traumatismes

I) PLAIES SIMPLES :

Les plaies simples sont superficielles avec ou sans saignement minime.

  1. Le sauveteur doit se laver les mains à l’eau et au savon et si disponible avec la solution hydroalcoolique SHA.
  2. Préparer : savon, compresses stériles, antiseptique, sparadrap, pansements, paire de ciseaux,
  3. Nettoyer la plaie à l’eau et au savon, sécher au besoin avec une compresse stérile. On peut aussi utiliser un antiseptique (Dakin ou Bétadine), ne pas utiliser l’alcool 90° qui est irritant.
  4. Le nettoyage se fait dans un seul sens de l’intérieur de la plaie vers l’extérieur, en douceur, ne pas revenir au centre.
  5. Protéger par une compresse stérile puis par pansement adhésif,
  6. Conseiller une consultation médicale dans les 24 heures (avis médical et vaccination éventuelle contre le tétanos).

II) PLAIES GRAVES :

Les plaies graves sont profondes, contuses et souvent avec saignement important. 

  1. Arrêter le saignement par compression manuelle (voir suivant),
  2. Couvrir par pansement propre, consulter médecin en urgence.

- Plaie qui saigne : compression manuelle jusqu'à l'arrêt du saignement (attention porter un gant pour se protéger du sang, si non lavez les mains avec eau et savon après).
- Lorsque la compression manuelle est inefficace ou impossible, procéder à la compression à distance :

  1. Pour l'artère fémorale, au milieu du pli de l’aine
  2. Pour l'artère humérale au milieu du bras

- En cas de corps étranger planté (un clou, une broche, etc.) : ne jamais retirer l’objet de la plaie (laissez le en place jusque l'arrivée du médecin).
- Garrot : ne doit être fait qu’exceptionnellement, par exemple amputations ou hémorragie importante. Doit être visible et noter l’heure de pose. Le garrot posé ne sera retiré qu'à l'hôpital.

III) HÉMORRAGIE :

• ÉPISTAXIS :

- L'épistaxis est généralement bénin sauf en cas de traumatisme ou troubles de la coagulation.

- Patient assis.

- Tête penchée en AVANT.

- Compression du nez par les doigts durant 10 - 15 minutes.

- Consultation médicale dans les 24 heures

• SAIGNEMENT PAR UN ORIFICE NATUREL :

La victime saigne par la bouche, l'anus ou par le vagin.

Reconnaitre les SIGNES D’ÉTAT DU CHOC : pâleur, asthénie, sueurs, pouls rapide et filant, agitation, soif.

  1. Mettre en position d’attente : position couchée et jambes surélevés. (si plaie du thorax : position assise++)
  2. Alertez et Surveiller jusque l’arrivée des secours.
  3. Ne pas donner ni à boire ni à manger, laisser à jeun (une intervention chirurgicale avec anesthésie est peut être nécessaire)

IV) PIQÛRES D’INSECTES - MORSURES ANIMALES :

1. Piqûre d’abeille :

Le plus souvent, elle se limite à une petite douleur, tumefaction ou une démangeaison.

  • Agir comme pour une plaie simple. Nettoyer à l’eau et au savon. Puis, on peut appliquer un antiseptique ou une crème anti démangeaison.
  • Retirer le dard, s’il est encore visible, sans appuyer, si possible avec une pince à épiler désinfectée.
  • Elle peut être grave chez les personnes allergiques et expose au choc anaphylactique (voir état de choc).
  • Avis médecin si nécessaire.

2. Morsure animale :

Trois risques majeurs : l’infection, le tétanos et la rage.

  • Se laver les mains à l’eau et au savon.
  • Nettoyer la plaie à l’eau tiède et au savon de Marseille, puis appliquer un antiseptique.
  • Ensuite, aller voir un médecin en urgence à cause du risque de la rage. Il faut se faire vacciner (vaccin antirabique) le plus rapidement possible.

3. Morsure de serpent – Piqûre de scorpion :

- immobiliser la victime, ne pas scarifier, ne pas sucer et contacter les secours.

- Avis médical nécessaire en urgence.

- ATTENTION : Le sérum antivenimeux est prescrit seulement par le médecin si nécessité.

V) BRULURES CUTANÉES GRAVES :

Une brûlure grave est estimée par la profondeur (1èr, 2ème ou 3ème degré), le % de surface atteinte (règle de 9 de WALLACE) et par son siège.

  1. Éteindre le feu par un extincteur ou un drap . Ne versez jamais de l’eau sur le pétrole ou l’huile qui brule.
  2. Si incendie avec risque d’exposition au CO et fumées : dégagement de la victime à l'air libre et la mettre à l’abri.
  3. Refroidir le plus tôt possible : EAU fraiche pendant 10 à 20 min.
  4. Retirer les vêtements de la victime avec des ciseaux. Ne pas les enlever si collés à la peau.
  5. Mettre en position allongée. Couvrir par drap propre.
  6. Alerter les secours (SAMU, pompiers).
  7. Surveiller la victime.

VI) ACCIDENTS PAR COURANT ÉLECTRIQUE :

Risque de brûlures cutanées graves, arrêt cardiaque, troubles du rythme cardiaque et traumatismes divers en cas de chute.

  1. Coupez le courant.
  2. Éloignez le câble avec un objet isolent (en bois ou en plastique).
  3. Alerte : Pompiers ou SAMU.
  4. Victime ne respire pas : commencer la Réanimation cardio-pulmonaire RCP.
  5. Victime consciente ou inconsciente et respire : PLS, surveillance et attendre les secours (l’avis médical en urgence est toujours nécessaire)

VI) LES FRACTURES :

Signes : douleur, déformation, gène ou impossibilité de faire les mouvements. On distingue :

  • Fracture simple = douleur et gêne à la mobilisation d'un membre
  • Fracture ouverte = avec plaie cutanée plus ou moins grave.
  • Fracture déplacée = déformation visible.

Le geste primordial : immobiliser. Interdire toute mobilisation du membre atteint
- Une fracture ouverte peut s’accompagner d’une hémorragie. Il est impossible d’effectuer une compression directe sur la plaie, car on risque d’aggraver la lésion : pratiquer la compression à distance.

- Fracture au membre supérieur : mettre une ÉCHARPE. Le pull du blessé pourra servir d’attelle (par retournement du bas du pull autour du membre)
- Fracture au membre inférieur : immobiliser par ATTELLE en attendant les secours.

VII) ENTORSES :

Signes : douleur à la cheville, tuméfaction, ecchymose, gêne aux mouvements.

Appliquer de la Glace pendant 10 min puis Bandage. Interdire l'appui. Consultation médicale nécessaire.

VIII) TRAUMATISME CRÂNIEN :

  • Surveillance : conscience, céphalée, vomissements, vertiges, mouvements anormaux.
  • Si plaie du cuir chevelu : compression et pansement.
  • Tout traumatisé du crâne doit être examiné par un médecin en urgence. +++
  • Un traumatisme du crâne peut s’accompagner de lésions au rachis cervical, attention !!!

IX) TRAUMATISME DU DOS – TRAUMATISME DU RACHIS :

Attention : une chute sur le dos peut entraîner une lésion de la moelle épinière et risque de paralysie !!!

  1. Calmer et réconforter la victime
  2. Ne jamais déplacer le blessé. Laisser le comme il est. Gardez l’axe Tête – Cou – Tronc.
  3. Se mettre à genoux derrière lui, les deux mains placées de chaque côté de la tête, afin de la maintenir fermement pour éviter tout mouvement. Posez Collier cervical (ou Minerve) si disponible.
  4. Ne jamais déplacer les objets en contact avec la victime, quel que soit son inconfort. Cela risquerait d’aggraver les lésions.
  5. Donner l’alerte.

* Cas particulier : chute de moto chez un porteur de casque :

  • Ne pas retirer le casque, vous risquez de compliquer un traumatisme du rachis cervical.
  • Exceptions (plaie qui saigne, réanimation cardio-pulmonaire) : le casque sera enlevé par 2 secouristes, l'un tient l'axe tête-cou-tronc rectiligne, l'autre retire le casque avec prudence.

** Le relevage (ou ramassage) d’un traumatisé nécessite 3 à 4 secouristes : TECHNIQUE DU PONT.

X) NOYADES :

* La victime respire :

  1. Faire sortir le noyé de l’eau (par un maitre nageur expérimenté) – On peut utiliser une bouée de secours, une corde ou une perche, …
  2. Ne pas essayer de vider l'eau dans l'estomac : inutile et dangereux !
  3. Mettre en position latérale de sécurité PLS
  4. Couvrir pour réchauf.fer
  5. Alerter les secours et surveiller en attendant

** Si la victime ne respire pas :

Alerter SAMU ou pompiers et commencer la réanimation cardio-pulmonaire RCP (voir cours suivant)

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Le secourisme s'apprend par la pratique. Ce texte est un aide mémoire et ne peut remplacer l'enseignement théorique et l'entrainement.

Le secourisme ou prompt secours ou secours à victimes (SAV) désigne les premiers gestes d'urgence pratiqués par des personnes ayant des connaissances nécessaires : des secouristes bénévoles ou des sapeurs-pompiers.

Il peut s'agir de secours à personne par un seul secouriste OU en équipe organisée, AVEC OU sans matériel.

  • Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC 1) : le secouriste est apte à protéger, alerter, agir face à une situation d'urgence (asphyxie, perte de la conscience, plaie, saignement, traumatisme, etc.)
  • Prévention et Secours Civiques de niveau 2 (PSC 2) : secours complexes, action en équipe (sapeurs pompiers, paramedics), nécessité de matériel adéquat,

1. HISTORIQUE DU SECOURISME :

Le secourisme est une pratique ancienne : la Croix-Rouge est créé en 1863, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est créée en 1919.

2. LES SERVICES DE SECOURS :

  • SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) : c'est le service de régulation des interventions et qui reçoit les appels téléphoniques 24h/24. Les appels sont gratuits. 
  • SMUR (Service Mobile d’Urgence Réanimation) : c'est l'ensemble des ambulances médicalisées qui se déplacent selon les directives du médecin régulateur du SAMU.
  • Sapeurs pompiers ou protection civile : sont aptes à offrir une gamme de secours de diverses natures (incendies, inondations, accidents, sauvetages, secours et assistance à personnes, etc.). Leurs ambulances ne sont pas toujours médicalisées.

3. MATÉRIEL ET ÉQUIPEMENTS DE SECOURISME :

Le secouriste doit savoir utiliser le matériel et les équipements nécessaires.
- Gants pour protéger ses mains.
- Une paire de ciseaux, très utile dans certaines situations.
- Masque d'insufflation à usage unique, obligatoire pour pratiquer l'insufflation bouche à bouche sans risque d'infection.
- BAVU : Ballon Auto remplisseur à Valve Unidirectionnelle (voir notre article)
- Boite de premiers secours ou sac à dos (le nécessaire des équipements utiles pour les premiers soins)
- Brancard, chaise roulante, scoop stretcher (voir notre article)
- Défibrillateur Automatisé Externe (DAE) pour pratiquer le choc électrique externe (voir notre article)
- Collier cervical rigide ou Minerve
- Attelle du membre inférieur
- Écharpe ou attelle du membre supérieur
- Bouteille d’oxygène avec son Manomètre, masque d'oxygène bucco-nasal
- Extincteur de feux

4. Comment réagir face à un accident

Lorsqu’un accident survient, il est crucial d’agir rapidement et calmement. Les principales étapes sont :

4.1 Évaluer la situation

  • Vérifier votre propre sécurité : avant d’intervenir, assurez-vous que vous ne mettez pas votre vie en danger (ex. : circulation, feu, électricité).
  • Identifier rapidement le nombre de victimes et la gravité des blessures.

4.2 Protéger la victime et les lieux

  • Éloigner la victime des dangers immédiats si possible.
  • Signaler l’accident pour prévenir d’autres personnes et éviter les risques secondaires (ex. : mettre un triangle de signalisation sur la route).

4.3 Alerter les secours

  • Appeler le numéro d’urgence (ex. 112 en Europe, 15 en France pour le SAMU).
  • Fournir des informations précises : nombre de victimes, état de conscience, type de blessures, localisation exacte.

4.4 Secourir

  • Appliquer les gestes de premiers secours adaptés à la situation et à l’état de la victime.

    5. Dégagement d’urgence

    Le dégagement d’urgence consiste à déplacer une victime lorsqu’elle se trouve dans un danger immédiat (ex. incendie, explosion, effondrement). Il doit être utilisé uniquement si la vie de la victime est menacée sur place.

    Principes clés :

    • Éviter les mouvements inutiles : si la victime n’est pas en danger, ne la déplacez pas, surtout si vous suspectez des traumatismes.
    • Méthodes de dégagement :
      • Traction par les épaules : pour les personnes conscientes et légères.
      • Portage sous les aisselles : adapté à une personne plus lourde ou inconsciente.
      • Technique de la couverture ou du drap : pour tirer la victime sans douleur excessive.
    • Maintenir l’alignement du corps : si la colonne vertébrale est suspectée d’être touchée, gardez la tête, le cou et le tronc alignés.

    6. Victime inconsciente

    Une victime est inconsciente lorsqu'elle ne répond pas aux stimulations mais la respiration est présente.

    1. Secouer. Poser une question simple à la victime. Exemples : vous m’entendez ? votre nom ? Serrez-moi la main.
    2. Libérer les voies aériennes et desserrer tout ce qui peut gêner la respiration (ceinture, cravate)
    3. Vérification de la respiration en 10 secondes : écouter et regarder (photo),
    4. Basculer sa tête en arrière en plaçant la paume d’une main sur le front et les doigts de l’autre main sous la pointe du menton.
    5. Se pencher vers sa bouche et son nez : écouter et regarder les mouvements respiratoires du thorax.

    Une victime inconsciente nécessite une attention particulière pour éviter les complications, notamment respiratoires.

    6.1 Assurer la liberté des voies aériennes

    • Incliner doucement la tête en arrière et relever le menton pour dégager la bouche et le pharynx.
    • Vérifier la respiration : écoutez les sons respiratoires, observez le mouvement de la poitrine et sentez l’air expiré.
    • Si la victime ne respire pas : commencer immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).

    6.2 Position latérale de sécurité (PLS)

    Si la victime respire mais reste inconsciente :

    1. Placer le bras le plus proche de vous à angle droit par rapport au corps.
    2. Amener l’autre bras contre la joue pour soutenir la tête.
    3. Plier la jambe la plus éloignée et rouler doucement la victime sur le côté.
    4. Ajuster la tête pour que la bouche soit légèrement inclinée vers le sol afin de faciliter l’évacuation des liquides et éviter l’étouffement.
    5. Surveiller la respiration régulièrement jusqu’à l’arrivée des secours.

    La PLS permet de maintenir les voies respiratoires ouvertes et de prévenir l’étouffement chez une personne inconsciente mais respirante.

    Conclusion

    Le secourisme repose sur des gestes simples mais vitaux. Savoir réagir face à un accident, effectuer un dégagement d’urgence, et prendre soin d’une victime inconsciente en assurant la liberté des voies aériennes et en pratiquant la PLS peut sauver des vies. La formation pratique est indispensable pour renforcer ces connaissances théoriques.

     Lisez la suite : Dans notre site - Catégorie Secourisme

    • Secourisme - Conduite à tenir face à un accident et un traumatisme.
    • Secourisme - Réanimation de l'arrêt cardio-pulmonaire RCP
    • QCM secourismes

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