- L’infection par le SARS-CoV-2 reste potentiellement grave pour certains patients, notamment les immunodéprimés, ce qui doit conduire à les informer sur la persistance de ce risque et sur les consignes permettant de s’en prémunir.
- Les personnes qui vont bénéficier d’un traitement de la Covid-19 sont : les immunodéprimées ou présentant une pathologie à très haut risque de forme grave quel que soit leur l’âge et leur statut vaccinal, les plus de 65 ans présentant des facteurs de risque de développer des formes graves, en particulier celles qui ne sont pas ou pas complètement vaccinées.
- Traitement de première intention : PAXLOVID (nirmatrelvir/ritonavir)
- En cas d’impossibilité d’utiliser le nirmatrelvir/ritonavir, il est possible d’utiliser le remdésivir (VEKLURY 100 mg poudre pour solution à diluer pour perfusion), en deuxième intention, et le sotrovimab (XEVUDY 500 mg solution à diluer pour perfusion) en dernier recours (sous réserve de la sensibilité du variant circulant).
Voir le document détaillé sur le site de Has-Santé
Février 2023 : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié un point d’information sur les médicaments disponibles pour traiter la Covid-19. La prédominance de variants de la lignée Omicron a rendu caducs au moins deux des trois anticorps monoclonaux disponibles, mais elle n’a pas affecté l’efficacité des autres antiviraux. Aucun traitement n’est désormais disponible pour prévenir l'infection à SARS-CoV-2 (prophylaxie préexposition) chez les patients immunodéprimés.
DEUX MÉDICAMENTS ANTIVIRAUX DISPONIBLES EN TRAITEMENT CURATIF :
- PAXLOVID (nirmatrelvir PF-07321332 / ritonavir) en première intention.
- VEKLURY (remdésivir) en deuxième intention en cas de contre-indication formelle à PAXLOVID, et en l’absence de contre-indication en particulier rénale.
Juin 2022 : l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a dressé la première liste des médicaments essentiels contre le COVID-19. Elle comprend tous les vaccins et traitements autorisés dans l’union européenne pour prévenir ou traiter cette infection.
Cette liste sera mise à jour en fonction de l’évolution de la pandémie et de l’autorisation de nouveaux médicaments.
À ce jour (juin 2022), cette liste contient : 5 vaccins et 9 médicaments
VACCINS AUTORISÉS :
Vaccins à ARN messager :
1. COMIRNATY® de Pfizer 10 µg enfant - 30 µg adulte (autres dénominations Pfizer-BioNTech, COVID-19 VACCINE, Bnt162b2)
2. SPIKEVAX® de Moderna (autre dénomination : Moderna mRNA-1273)
Vaccins à vecteur viral :
1. VAXZEVRIA® d’AstraZenace (Vaccin anti-covid 19 à vecteur viral non réplicatif "adénovirus de chimpanzé". Autres dénominations : Oxford AZD1222 ; ChAdOx1-S ; COVID-19 Vaccine AstraZeneca)
2. JCOVDEN® de Janssen (Vaccin anti-covid 19 à vecteur viral non réplicatif "adénovirus". Autres dénominations : Janssen COVID-19 Vaccine, COVID-19 Vaccine Janssen)
Vaccin contenant des protéines recombinantes associées à un adjuvant :
NUVAXOVID® de Novavax (Vaccin sous-unitaire recombinant à nanoparticules avec adjuvant "Matrix M")
MÉDICAMENTS AUTORISÉS :
1. Corticoïde (Dexaméthasone) : anti-inflammatoire indiqué pour les malades nécessitant une oxygénothérapie (adultes et enfants à partir de l'âge de 12 ans). Pour les enfants <12 ans, adultes >70 ans, femmes enceintes : absence d'études. Aucun interêt pour les malades ne nécessitant pas d'oxygygène.
2. Anticorps monoclonaux antiviraux : imitent les anticorps naturels générés par le système immunitaire contre le coronavirus. Il s'agit de médicaments très naturels et donc sûrs. Les anticorps restent dans le flux sanguin pendant un certain temps, non seulement en soignant l'infection, mais aussi en assurant une protection contre l'infection. Ils sont les plus efficaces dans les premiers stades de l'infection. Les anticorps monoclonaux peuvent être développés relativement rapidement et plusieurs candidats sont déjà en phase de développement avancé.
EVUSHELD® (Tixagevimab/Cilgavimab),
REGKIRONA® (Regdanvimab),
ROACTEMRA® (Tocilizumab),
RONAPREVE® (Casirivimab/Imdevimab)
XEVUDY® (Sotrovimab)
3. Antiviraux oraux : sont de petites molécules qui bloquent l'activité et la réplication du virus. Ils doivent être administrés aussi rapidement que possible après l'infection, avant que le virus ne provoque des lésions dans les tissus et les organes. Ces médicaments sont un traitement de quelques jours au moyen de comprimés à prendre par voie orale, faciles à administrer. Les antiviraux oraux sont plus résistants aux variants et fonctionnent également chez les patients vaccinés.
PAXLOVID® (PF-07321332 / Ritonavir)
VEKLURY® (Remdesivir)
4. Immunomodulateurs sont des médicaments qui peuvent réguler la réaction excessive des systèmes immunitaires, raison pour laquelle certains patients doivent être hospitalisés. Cette catégorie de médicaments offre un traitement symptomatique à ceux qui ont atteint un stade sévère de la maladie malgré la vaccination et la thérapie antivirale. Un certain nombre d'immunomodulateurs approuvés pour d'autres indications, telles que des maladies auto-immunes ou d'autres syndromes hyper-inflammatoires, ont fait l'objet de tests.
Anti-IL1 : KINERET® (Anakinra)
Cette liste ne doit pas être considérée comme des recommandations d’utilisation de ces traitements dans les États membres. Les campagnes de vaccination, le choix des vaccins ou des traitements et les personnes concernées sont décidés au niveau national.
Source EMA – 7 juin 2022 : List of critical medicines for COVID-19 public health emergency (PHE) under Regulation (EU) 2022/123
VOIR LES MISES À JOUR des recommandations EMA
Lisez également :
- ANSM : Médicaments, nos informations de sécurité, avis et recommandations face à la COVID-19
- ANSEM : Point sur l’utilisation des traitements contre le Covid-19 (Février 2023)
Mise à jour : Mai 2023
L'épidémie de COVID-19 est déclarée par l'OMS le 9 janvier 2020. Les connaissances de cette maladie ont évolué et des nouvelles recommandations sont mis à jour régulièrement.
Nous vous proposons de lire les nouveaux articles sur ce sujet :
- Nouvelles recommandations vaccinales contre la covid 19 pour l'année 2023 (mes vaccins.net)
- Vaccination et Covid-19, trois ans plus tard (Vidal actualités)
L’épidémie de Covid-19 a fortement décru depuis le début du mois de février 2022, elle semble aujourd’hui stagner voire repartir à la hausse, notamment avec la propagation de BA.2, nouveau sous-variant d’Omicron.
Les bénéfices immunologiques apportés par la vaccination de rappel (c'est-à-dire «3e dose») contre SARS-CoV-2 tendent à diminuer rapidement chez les seniors, les autorités sanitaires de divers pays se sont prononcées pour l'administration d'un 2e rappel (c'est-à-dire «4e dose») chez les personnes âgées.
Ce rappel est recommandé par plusieurs pays pour les sujets âgés et ayant comorbidités mais il n’y a pas de consensus sur le délai entre la 3e et la 4e dose.
PRÉCAUTIONS COMMUNES À TOUTE VACCINATION :
Il n’existe aucune donnée sur l'interchangeabilité entre les différents vaccins. Pour compléter le schéma de vaccination, les individus ayant reçu une première dose doivent recevoir une deuxième injection du même vaccin afin que le schéma de vaccination soit complet.
Les vaccins sont indiqués aux personnes âgées de plus de 18 ans sauf les suivants :
- l'EMA européen a approuvé le vaccin Pfizer/BioNTech (COMIRNATY®) pour les 12-15 ans. Une autorisation des deux parents est obligatoire. La présence d'au moins un parent est indispensable lors de la vaccination.
- La tolérance et l’efficacité sont à l'étude. Pfizer (COMIRNATY®) et Moderna (SPIKEVAX®) ont publié les résultats des études montrant que leurs vaccins sont "efficaces" pour les jeunes à partir de 12 ans.
VACCIN À ARNm :
Les vaccins à ARNm contre la Covid-19 ne sont pas tératogènes ni foetotoxiques chez l’animal.
Depuis le début de la vaccination contre la Covid-19 par les vaccins à ARNm aux USA, les femmes enceintes qui le souhaitent peuvent être vaccinées, quel que soit le terme de leur grossesse.
Vaccin à vecteur viral :
Les études de toxicité sur la reproduction chez l’animal sont en cours. Sur la base des résultats d’une étude préliminaire, aucun effet nocif n’est attendu sur le développement foetal. Les données concernant d’éventuelles grossesses exposées lors des essais cliniques ne sont pas disponibles à ce jour.
La vaccination contre la Covid-19 est possible en cours de grossesse. Compte tenu des données disponibles, on préférera un vaccin à ARNm
Si possible, débuter le protocole entre 10 et 20 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire après la fin de l’organogenèse et suffisamment tôt pour que la femme enceinte soit protégée au 3ème trimestre.
ALLAITEMENT : Le passage systémique de l’ARNm et du vecteur viral après la vaccination n’étant pas attendu, leur présence dans le lait ne l’est pas non plus.
Les vaccins à ARNm et à vecteur viral contre la Covid-19 sont dépourvus de pouvoir infectant. L’enfant allaité ne risque donc pas d’être infecté par le vaccin effectué à sa mère.
Source : Centre de Référence sur les Agents Tératogènes crat.fr
Attendre un délai de 3 à 6 mois après la guérison et de préférence 6 mois. Une seule dose de vaccin est conseillée (HAS-santé.fr février 2021).
Deux exceptions :
Le risque allergique existe avec tous les vaccins ou à l'un de leurs excipients mais ce risque est rare.
Les vaccins Moderna, BioNTech et de Pfizer, à ARN messager, contiennent des Macrogols (polyéthylène glycol) [tous les laxatifs comparables aux FORLAX, ILAX, TRANSITON, OSMOLAX, MOVICOL, MICROLAX].
La réaction allergique apparaît en moins d'une heure, elle peut être instantanée. Le patient doit être surveillé au moins 30 minutes après l'injection.
Hypersensibilité et anaphylaxie : adrénaline dans les formes sévères, hospitalisation pour surveillance même si les symptômes régressent rapidement. Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet vacciné en cas de survenue d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin. Les formes bénignes répondent aux antihistaminiques.
Réactions liées à l'anxiété : des réactions liées à l'anxiété, dont des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir lors de la vaccination reflétant une réaction psychogène à l'injection via l’aiguille. Il est important que des précautions soient prises pour éviter toute blessure en cas d'évanouissement.
Plus de détails : Voir nos articles
Toute personne présentant des symptômes neurologiques, notamment des maux de tête sévères ou persistants ou une vision floue après la vaccination, ou présentant des ecchymoses (pétéchies) à distance du site d'injection quelques jours après la vaccination, doit rapidement consulter un médecin.
Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes évocateurs de thrombose associée ou non à une thrombopénie chez les personnes vaccinées par les vaccins Vaxzevria (AstraZeneca) et Janssen afin de réaliser les examens biologiques et d’imagerie adéquats pour une prise en charge la plus précoce possible de ces patients.
Ces thromboses rares atypiques ont été observées de 4 à 28 jours après la vaccination et se caractérisent par :
En cas de diagnostic d’une thrombose atypique chez une personne vaccinée, un traitement anticoagulant par des alternatives à l’héparine doit être privilégié, en raison des réactions similaires connues de l’héparine avec le facteur plaquettaire 4.
Une recherche de la présence dans le plasma d’anticorps anti-FP4 devra être réalisée en parallèle de préférence par un test Elisa adapté.
Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu’à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou.
Toute personne vaccinée doit consulter immédiatement un médecin si elle développe des signes et des symptômes évocateurs de SGB, tels qu'une vision double ou difficulté à bouger les yeux, une difficulté à avaler, à parler ou à mâcher, des problèmes de coordination et d’instabilité, une difficulté à marcher, des sensations de picotements dans les mains et les pieds, une faiblesse dans les membres, la poitrine ou le visage, des problèmes de contrôle de la vessie et de la fonction intestinale.
POUR L'HISTOIRE : LES PREMIERS VACCINS
1/ VACCIN ASTRA-ZENECA (ou VAXZEVRIA®) :
Ce vaccin est autorisé dans les pays membres de l'Union européenne depuis le 29 janvier 2021.
- Le 2 février 2021, en raison de données insuffisantes chez les personnes âgées, la Haute Autorité de santé a recommandé de restreindre son usage aux personnes âgées de moins de 65 ans.
- Mise à jour du 11 juin 2021 : Le comité de sécurité de l'EMA a conclu que les personnes qui ont déjà eu le SYNDROME DE FUITE CAPILLAIRE ne doivent pas être vaccinées avec Vaxzevria (Vaccine AstraZeneca). c'est une maladie très rare et grave qui provoque une fuite de liquide des capillaires, entraînant un gonflement principalement dans les bras et les jambes, une pression artérielle basse, un épaississement du sang et de faibles taux sanguins d'albumine.
- Mise à jour du 26/03/2021 : L'Agence du médicament (ANSM) a confirmé l'existence d'un risque "rare" de THROMBOSE atypique associé au vaccin AstraZeneca, après la survenue de nouveaux cas en France, dont deux décès, tout en soulignant que la balance bénéfice/risque restait favorable.
Pour en savoir plus : Vaccin AstraZeneca et accidents thromboemboliques
- AstraZeneca a annoncé, jeudi 25 mars, que son vaccin contre le Covid-19 était efficace à 76% pour prévenir les cas symptomatiques (85% chez les 65 ans et plus).
- La possibilité de vaccins mixtes (recevoir une première dose d'AstraZeneca et une seconde de Pfizer ou de Moderna) est encore à l'étude.
Il s'agit de flacons multidoses contenant 8 doses ou 10 doses de 0,5 ml par flacon.
Une dose (0,5 ml) contient : Adénovirus de chimpanzé codant pour la glycoprotéine Spike du SARS-CoV-2.
Ce produit contient des organismes génétiquement modifiés.
Liste des excipients :
L-histidine, Chlorhydrate de L-histidine monohydraté, Chlorure de magnésium hexahydraté, Polysorbate 80 (E 433), Éthanol, Saccharose, Chlorure de sodium, Édétate disodique dihydraté, Eau pour préparations injectables
Posologie :
Deux doses distinctes de 0,5 ml chacune. La seconde dose doit être administrée entre 4 et 12 semaines (28 à 84 jours) après la première dose.
Mode d’administration :
Par voie intramusculaire (IM), de préférence dans le muscle deltoïde de la partie supérieure du bras.
Effets indésirables :
- Très fréquents : Sensibilité au site d’injection Douleur au site d’injection Chaleur au site d’injection Prurit au site d’injection Ecchymoses au site d'injection Fatigue Malaise État fébrile Frissons. Céphalées, nausées. Myalgies Arthralgies Myalgies Arthralgies
- Fréquents : Gonflement au site d’injection, Érythème au site d’injection, Fièvre
- Peu fréquents : Étourdissements, Somnolence, Diminution de l’appétit, Lymphadénopathie
2/ VACCIN PFIZER-BIONTECH COVID-19 (ou COMIRNATY®)
Comirnaty dispersion à diluer pour solution injectable est un Vaccin à ARNm (à nucléoside modifié) contre la COVID-19
Le médicament est fourni dans un flacon multidose et doit être dilué avant utilisation.
Un flacon contient 6 doses de 0,3 mL après dilution par 1,8 mL de solution injectable de chlorure de sodium 0,9%.
1 dose (0,3 mL) contient 30 microgrammes de vaccin à ARNm contre la COVID-19 (encapsulé dans des nanoparticules lipidiques).
L’ARN messager (ARNm) simple brin à coiffe en 5’ est produit à l’aide d’une transcription in vitro sans cellule à partir des matrices d’ADN correspondantes et codant pour la protéine Spike (S) virale du SARS-CoV-2.
Posologie et administration :
Personnes âgées de 16 ans et plus : Comirnaty doit être administré par voie intramusculaire, après dilution, selon un schéma de vaccination en 2 doses (de 0,3 mL chacune). Il est recommandé d’administrer la seconde dose 3 semaines après la première dose.
Population gériatrique : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les personnes âgées de ≥ 65 ans.
Contre-indications :
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
Effets indésirables :
Les effets indésirables les plus fréquents étaient une douleur au site d’injection (> 80 %), une fatigue (> 60 %), des céphalées (> 50 %), des myalgies et des frissons (> 30 %), des arthralgies (> 20 %), une fièvre et un gonflement au site d’injection (> 10 %). Ces effets ont été généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résolus en quelques jours après la vaccination. Une moindre fréquence de la réactogénicité a été observée chez les sujets les plus âgés.
Précautions particulières de conservation :
À conserver au congélateur entre -90 °C et -60 °C.
À conserver dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.
3/ VACCIN MODERNA (ou SPIKEVAX®):
Vaccin à ARNm (à nucléoside modifié) contre la COVID-19
Ce vaccin a été autorisé par l'agence européenne des médicaments (EMA) le 6 janvier 2021.
En cas d'antécédent de covid 19 : attendre 3 à 6 mois avant de vacciner et ne pas administrer plus d'une dose chez les personnes non immunodéprimées.
Préférer un vaccin à ARNm à partir de l'âge de 55 ans.
Il s’agit d’un flacon multidose, qui contient 10 doses de 0,5 ml. Une dose (0,5 ml) contient 100 microgrammes d’ARN messager (ARNm).
À conserver congelé entre -25 et -15 °C
Décongeler avant utilisation : 2h30 au réfrigérateur puis 1 heure à température ambiante
Posologie :
En 2 doses (0,5 ml chacune). Il est recommandé d’administrer la seconde dose 28 jours après la première.
Mode d’administration :
Le vaccin doit être administré par voie intramusculaire. Le site privilégié est le muscle deltoïde de la partie supérieure du bras.
Effets indésirables :
Très fréquent (pouvant toucher plus de 1 personne sur 10) :
- gonflement dans l’aisselle - maux de tête - nausées - vomissements - douleur musculaire, douleur articulaire et raideur - douleur ou gonflement au site d’injection - fatigue importante - frissons – fièvre
Fréquent (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 10) :
- éruption cutanée - éruption cutanée, rougeur ou urticaire au site d’injection
Peu fréquent (pouvant toucher plus de 1 personne sur 100) :
- démangeaisons au site d’injection
Rare (pouvant toucher plus de 1 personne sur 1000) :
- paralysie soudaine et temporaire des muscles d’un côté du visage entrainant un affaissement - gonflement du visage (le gonflement du visage survient chez les patients qui ont reçu des injections cosmétiques du visage).
Fréquence indéterminée :
- réactions allergiques sévères (anaphylaxie) - hypersensibilité
4/ SPOUTNIK V OU GAM-COVID-VAC.
Vaccin à vecteur viral non réplicatif (Adénovirus), combiné pour la prévention de l'infection par le virus SARS-CoV-2
Le vaccin Sputnik V, du laboratoire russe Gamaleya, utilise la protéine S (ou protéine de spicule) complète du SARS-CoV-2, dont le gène est inséré dans le génome d'un adénovirus humain non réplicatif de type 26 ou de type 5.
Chaque dose de vaccin Sputnik V contient 10¹¹ particules virales recombinantes (de l'adénovirus 26 ou bien de l'adénovirus 5) exprimant la protéine S.
Présentation :
Solution pour injection intramusculaire pour 2 doses
Composant I : 0,5 ml/dose + composant II : 0,5 ml/dose
Stockage :
6 mois - préparation congelée : dans un endroit sombre, à une température ne dépassant pas moins 18 degrés.
2 mois - préparation liquide : dans un endroit sombre à une température de 2 à 8 degrés (ne pas congeler).
Posologie :
Deux doses par voie intramusculaire : J0 et J21.
Le schéma vaccinal comporte deux doses administrées par voie intramusculaire à 21 jours d'intervalle. Une dose contenant l'adénovirus recombinant rAd26-S est administrée à J0 et une dose contenant l'adénovirus recombinant rAd5-S est administrée à J21 jours.
Effets indésirables :
D’après les études publiées, les effets indésirables les plus fréquents dans le groupe vacciné étaient un syndrome pseudo-grippal, hyperthermie, douleur articulaire, céphalée et une réaction locale (5,4 % contre 1,2 % dans le groupe placebo).
Références :
5/ VACCIN SINOPHARM COVID-19 (BIBP-CorV )
Sinopharm/China National Pharmaceutical Group
Vaccin entier inactivé approuvé par l'OMS. En attendant des études :
Adjuvant :
Hydroxyde d'aluminium, le tris- (hydroxyméthyl) -aminométhane, le chlorure de sodium, le saccharose, le chlorure de magnésium hexahydraté, l'EDTA disodique dihydraté, le polysorbate 80, l'éthanol et l'eau.
Forme et présentation :
Seringue pré remplie de 0,5 mL.
Conservation :
Entre 2 et 8° C
Posologie :
Deux doses en IM à 3 semaines d'intervalle : J0, J21
Effets indésirables :
L'effet indésirable le plus fréquent était la douleur au point d'injection, suivie de la fièvre, qui était légère et de courte durée ; aucun effet indésirable grave n'a été observé d’après le laboratoire.
6/ CORONAVAC© du laboratoire chinoix SINOVAC :
Vaccin anti-covid 19 entier inactivé avec adjuvant. Il utilise une technologique classique.
Vaccin approuvé par l'OMS. En attendant des études :
Adjuvant :
Hydroxyde d'aluminium
Posologie :
Deux doses en injection IM à 2 semaines d'intervalle : J0 et J14 (entre 2 à 4 semaines).
Efficacité :
Les données communiquées au Brésil (essai clinique phase 3) affirment que le vaccin semble sûr, seules quelques personnes présentant des symptômes légers tels que des maux de tête. L’efficacité globale est estimé à 50,38%.
Les chiffres actuels montrent que le taux de protection des vaccins Sinovac dans les deux mois suivant l'administration de deux injections est de 80 à 90%, mais le nombre d'anticorps chez les receveurs diminue avec le temps.
7/ VACCIN JANSSEN (de Janssen-Cilag International, Johnson & Johnson)
Une autorisation de mise sur le marché conditionnelle valide dans toute l’union européenne a été délivrée le 11 mars 2021 par l’EMA.
5 mai 2022 : L'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a annoncé qu'elle limitait l'utilisation du vaccin du laboratoire pharmaceutique Janssen aux personnes de 18 ans et plus. la FDA et le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont identifié 60 cas confirmés de syndrome thrombose-thrombocytopénie TTS, dont neuf cas mortels, selon la FDA.
COVID-19 Vaccine Janssen est constitué d’un autre virus (Ad26 de la famille des adénovirus) qui a été modifié de façon à contenir le gène permettant de produire la protéine de spicule («spike») du SARS-CoV-2. Il s’agit d’une protéine située à la surface du virus SARS-CoV-2, dont il a besoin pour pénétrer dans les cellules de l’organisme.
- Flacon (verre) 2,5 mL (5 doses de 0,5 mL). Administré en une seule injection, habituellement dans le muscle du haut du bras.
- La protection par COVID-19 Vaccine Janssen commence environ 14 jours après la vaccination, mais sa durée n’est pas encore connue à l’heure actuelle.
- Les personnes qui présentent une allergie à l’un des composants du vaccin ne doivent pas être vaccinées.
- Population pédiatrique et grossesse : Pas d’études
Adjuvants :
2-hydroxypropyl-β-cyclodextrin (HBCD) • Citric acid monohydrate • Ethanol • Hydrochloric acid • Polysorbate-80 • Sodium chloride • Sodium hydroxide • Trisodium citrate dihydrate • Water for injection
Effets indésirables :
Les effets indésirables les plus couramment observés sont la douleur au site d’injection, les maux de tête, la fatigue, les douleurs musculaires et les nausées. Ils ont touché plus d’une personne sur 10. La toux, des douleurs articulaires, de la fièvre, des frissons et des rougeurs ainsi qu’un gonflement sur le site de l’injection se sont manifestés chez moins d’une personne sur 10. Des éternuements, des tremblements, des maux de gorge, des éruptions cutanées, de la transpiration, une faiblesse musculaire, des douleurs dans les bras et les jambes, des maux de dos, une faiblesse et une sensation générale de malaise se sont manifestés chez moins d’une personne sur 100.
Les effets indésirables rares (qui se sont manifestés chez moins d’une personne sur 1000) sont l’hypersensibilité (allergie) et les éruptions cutanées avec démangeaisons. Des réactions allergiques, y compris un cas d’anaphylaxie (réaction allergique grave), ont été observées chez des personnes recevant le vaccin.
Comme pour tous les vaccins, COVID-19 Vaccine Janssen doit être administré sous surveillance étroite et un traitement médical approprié doit être disponible.
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RECOMMANDATIONS :
Prévention de la thromboembolie veineuse et surveillance de l'hémostase chez les patients atteints de COVID-19 : Propositions actualisées (avril 2021) : Du groupe de travail français sur l'hémostase périopératoire (GIHP) et du groupe d'étude français sur la thrombose et l'hémostase (GFHT), en collaboration avec la société française d'anesthésie réanimation (SFAR)
Le groupe de travail a défini sept questions (ci-dessous synthèse) :
1) QUI DOIT RECEVOIR UNE ANTI COAGULATION PROPHYLACTIQUE À DOSE STANDARD ?
a) Patients non hospitalisés :
b) Patients hospitalisés :
2) FAUT-IL AUGMENTER LA DOSE D'ANTICOAGULATION PROPHYLACTIQUE CHEZ LES PATIENTS GRAVEMENT MALADES ?
Nous suggérons que les patients atteints de COVID-19 sévère, défini comme un besoin en oxygène supérieur à 6 L/min ou un besoin de ventilation mécanique, reçoivent au moins une anticoagulation prophylactique à dose intermédiaire (voir tableau).
Médicament anticoagulant et dose pour la prophylaxie en fonction de l'indice de masse corporelle et de la clairance de la créatinine | ||||
Clairance de la créatinine | IMC | Prophylaxie, dose standard | Prophylaxie, dose intermédiaire | Prophylaxie, dose thérapeutique |
>30 ml/min | <30 | HBPM p. ex. Énoxaparine 4000 UI/24 h | HBPM p. ex. Énoxaparine 4000 UI/12 h | HBPM par ex. Énoxaparine 100 UI/kg/12 h, sans dépasser 10.000 UI/12h |
>30 | HBPM p. ex. Énoxaparine 4000 UI/12 h | HBPM p. ex. Énoxaparine 6000 UI/12h | ||
15-30 ml/min | <30 | HBPM p. ex. Énoxaparine 2000 UI/24 h |
Bolus HNF puis perfusion continue de 200 UI/kg/24 h pour titrer jusqu'à la cible anti-Xa | Bolus HNF, puis perfusion continue de 500 UI/kg/24 h pour titrer jusqu'à la cible anti-Xa |
>30 | HBPM p. ex. Énoxaparine 2000 UI/12 h | |||
<15 ml/min | <30 | HNF 5000 UI/12 h perfusion sous-cutanée ou continue | ||
>30 | HNF 5000 UI/8 h en perfusion sous-cutanée ou continue | |||
Cibler l'activité anti-Xa | Rien | HBPM : éviter le surdosage (<1,5 UI/mL pour l'Énoxaparine et la tinzaparine) HNF : activité détectable et <0,5 UI/mL |
HBPM : éviter le surdosage (<1,5 UI/mL pour l'énoxaparine et la tinzaparine) HNF : 0,5-0,7 UI/mL |
|
IMC : indice de masse corporelle (kg/m²) ; HBPM : Héparine de bas poids moléculaire ; HNF : héparine non fractionnée. |
*** D'autres options incluent la Tinzaparine 3 500 UI/24 h ; Daltéparine 5000 UI/24 h ; Fondaparinux 2,5 mg/24 h si clairance de la créatinine > 50 mL/min.
3) QUI PEUT BÉNÉFICIER D'UNE ANTICOAGULATION À DOSE THÉRAPEUTIQUE ?
Le taux de D-dimères est lié aux complications thrombotiques au cours du COVID-19 mais aussi à la gravité de la maladie, notamment la gravité des lésions pulmonaires. Il n'y a pas de seuil clair au-dessus duquel le diagnostic de thrombose est certain,
- Chez des patients sélectionnés présentant un risque thrombotique très élevé défini par un taux de D-dimères >5 µg/mL ou une augmentation rapide du taux de D-dimères (par exemple, au moins deux fois par rapport à une valeur de base >2 µg/mL en 24 à 48 h), nous suggérons d'initier une anticoagulation prophylactique à dose thérapeutique et un dépistage de la thrombose.
4) LA DOSE D'ANTICOAGULANT DOIT-ELLE ÊTRE ADAPTÉE AU POIDS CORPOREL ?
Nous suggérons d'adapter l'anticoagulation au poids ou à l'indice de masse corporelle.
5) QUEL EST LE RISQUE HÉMORRAGIQUE ASSOCIÉ AU COVID-19 ET SA RELATION TEMPORELLE AVEC LE RISQUE THROMBOTIQUE ?
Le risque thrombotique semble prédominant dans les 7 à 10 jours suivant l'hospitalisation, puis le risque hémorragique augmente après cette période. Nous suggérons une stratégie séquentielle chez les patients gravement malades, où l'anticoagulation prophylactique est augmentée pendant 7 à 10 jours, puis réduite à la dose standard de thromboprophylaxie.
6) QUELLE EST LA SURVEILLANCE BIOLOGIQUE MINIMALE DE L'HÉMOSTASE CHEZ LES PATIENTS COVID-19 HOSPITALISÉS ?
7) COMBIEN DE TEMPS L'ANTICOAGULATION PROPHYLACTIQUE EST-ELLE JUSTIFIÉE ?
Source : Alexandre Godon & al : Prevention of venous thromboembolism and haemostasis monitoring in patients with COVID-19: Updated proposals (April 2021). Anaesth Crit Care Pain Med. 2021 Aug; 40(4): 100919. https://doi.org/10.1016/j.accpm.2021.100919
Autres recommandations du même sujet :
Prévention du risque thromboembolique veineux et surveillance de l’hémostase chez les patients hospitalisés pour covid-19 : propositions réactualisées (avril 2021) groupe d'intérêt en hémostase périopératoire (GIHP) et groupe d'étude sur l'hémostase et la thrombose (GFHT). Téléchargez en PDF
Octobre 2021, Synthèse par efurgences
L’apport de l’imagerie thoracique dans la prise en charge du COVID-19 réside principalement dans la détection précoce des lésions pulmonaires. La TDM thoracique offre une bonne sensibilité (97%) mais une spécificité très modeste. Les signes ne sont pas spécifiques et d’autres pneumopathies virales ou bactériennes peuvent se discuter. L’absence d’anomalies radiographiques ne permet pas d’exclure les porteurs asymptomatiques ou peu symptomatiques. La présomption clinique de COVID-19 est donc primordiale.
IMAGERIE TYPIQUE :
QUELLES SONT LES INDICATIONS D'IMAGERIE ET QUEL TYPE D'EXAMEN RÉALISER (1):
(1) Référence : Actualisation des recommandations d’imagerie thoracique dans la pneumonie COVID-19, Société française de radiologie, 09 novembre 2020
PLACE DU SCANNER THORACIQUE (2):
INDICATIONS :
➔ En cas de mauvaise tolérance respiratoire (dyspnée, désaturation ou hypoxémie) relevant d’une prise en charge hospitalière, chez un patient rt-PCR+ ou suspect pour évaluer l’étendue de l’atteinte pulmonaire et avoir un examen de référence.
➔ Lors du bilan initial, il n’y a pas de justification à injecter systématiquement le scanner thoracique. Réaliser un scanner thoracique avec injection si les D-dimères sont très élevées ou en cas de discordance entre l’étendue lésionnelle et le retentissement clinique.
➔ Réaliser un scanner thoracique avec injection en cas d’aggravation respiratoire secondaire, afin de rechercher une embolie pulmonaire.
➔ Réaliser un scanner thoracique sans injection à 3 semaines - un mois peut être indiqué pour une réévaluation en cas d’atteinte parenchymateuse initialement sévère.
➔ Réaliser un scanner thoracique sans injection à distance (3-6 mois) pour évaluer les éventuelles lésions résiduelles, en cas d’atteinte initialement sévère ou si des symptômes respiratoires persistent.
NON INDICATIONS :
➔ Une PCR+ ou une sérologie positive sans symptôme respiratoire n’est pas une indication de scanner thoracique.
➔ Ne pas réaliser un scanner thoracique à des fins de dépistage du COVID-19 chez des patients sans signes de gravité.
➔ Ne pas réaliser une radiographie du thorax à des fins de diagnostic du COVID-19.
➔ Ne pas réaliser une échographie thoracique à des fins de diagnostic du COVID-19.
(2) Référence : Réponses rapides dans le cadre de la COVID-19 - Place du scanner thoracique, Has-Santé 27 juin 2020
POUR EN SAVOIR PLUS :
Mise à jour Juillet 2021 - Synthèse par efurgences
Les perturbations de la coagulation ainsi que des événements thrombotiques sont fréquemment observées chez les patients atteints de COVID-19.
Il est recommandé d’évoquer l’hypothèse d’une embolie pulmonaire (EP) devant une symptomatologie évocatrice en particulier une dyspnée ou une douleur thoracique non formellement expliquées par un autre diagnostic.
Le diagnostic de thrombose veineuse ou d’embolie pulmonaire repose sur un examen clinique, le doppler des membres inférieurs et l’angioscanner thoracique si le patient peut être déplacé. La place des D-dimères reste à déterminer.
Parmi les signes biologiques de l'infection par SARS COV2, on observe une augmentation des D-Dimères (> 3 μg/L), du fibrinogène (> 8 g/L) et une thrombopénie.
Des études ont suggéré que le taux des D-dimères est significativement plus élevé chez les patients souffrant du Covid-19 et d’une maladie grave que chez les autres patients.
DOSAGE DES D-DIMÈRES, QUEL INTÉRÊT EN PRATIQUE ?
Les d-dimères sont les produits de dégradation de la fibrine issus de la formation puis lyse d’un thrombus.
Taux normal < 500 µg/L à ajuster selon l'âge, il est = âge x 10 après 50 ans (exemple pour un patient de 75 ans le seuil des D-dimères est à 750 μg/L)
En pratique, en cas de suspicion faible à modérée de MTEV et de taux de D-dimères inférieur au seuil, le recours à un angio-scanner ou à une scintigraphie de ventilation/perfusion est inutile (1). |
Dosage des D-Dimères est aujourd'hui utilisé comme marqueur pronostique lors du bilan initial réalisé chez les malades hospitalisés pour une COVID-19 (mais pas chez les patients suivis en ambulatoire). Les taux élevés de D-dimères reflètent la microthrombose vasculaire dans le contexte de coagulopathie associée à la COVID-19 et, selon plusieurs études, ils sont associés à la gravité de la maladie et au risque de passage en réanimation et de décès (1). |
(1) VIDAL : Du bon usage des D-dimères au temps de la COVID-19, 23 décembre 2021 (vidal.fr actualités)
PRINCIPALES SITUATIONS ASSOCIÉES À UNE AUGMENTATION DU TAUX DES D-DIMÈRES
1. L’âge : le taux des d-dimères augmente avec l’âge (10 fois l’âge après 50 ans).
2. Maladie thromboembolique veineuse MTEV (embolie, phlébite, ..)
3. Cancers et métastases,
4. Infections bactériennes ou virales (Covid-19 par exemple),
5. Inflammations (arthrites,…)
6. Traumatismes ou chirurgie récente
7. Les patients hospitalisés (alités) ont des taux de d-dimères plus élevés
8. Dissection aortique
9. AVC
10. Traitement thrombolytique
11. Hémorragies, Hémolyse, CIVD
12. Insuffisance rénale ou hépatique
13. Ischémie myocardique
14. Artériopathie périphérique
15. Insuffisance cardiaque
16. Fibrillation auriculaire
17. Durant la grossesse et la Période néonatale
18. Populations noires
Recommandations 2019 de l’European Society of Cardiology (ESC) pour le diagnostic et la prise en charge des maladies thromboemboliques (MTEV) :
Articles en rapport :
Maladie veineuse thromboembolique, recommandations 2019
Prise en charge en réanimation des patients infectés à SARS-CoV2
Mise à jour Janvier 2022 - efurgences