Un homme âgé de 48 ans est adressé aux urgences pour des céphalées et des vomissements d’apparition récente.

Le patient se plaint de céphalée en casque, intense, avec insomnie, des vomissements fréquents. L’histoire remonte à 48 heures avec une évolution progressive.
Il n’a pas d’antécédents particuliers, ni un traitement en cours. Il avoue qu’il connaît que sa tension artérielle est élevée depuis 1 mois, il s’est volontairement obstiné de consulter.
L’examen initial trouve un patient conscient, asthénique, Score de Glasgow 15/15, une température normale, un pouls à 80/min, une tension artérielle élevée à 240/130 mmHg, symétrique et qui reste à ce niveau après un repos au lit de 30 min.
L’examen neurologique est normal, sans déficit moteur ni anomalie pupillaire, les signes méningés sont absents.
L’auscultation est normale, il n’y a pas de signes d’insuffisance cardiaque.
L’ECG montre un rythme sinusal sans anomalies.
Le diagnostic d’une encéphalopathie hypertensive est retenu et un traitement par le nicardipine (loxen®) a été prescrit en perfusion continue.
Les examens biologiques (urée, créatinémie, ionogramme) pratiqués ne révèlent pas d’anomalies. 
La discussion avec le patient révèle un profil psychologique particulier, il réclame un traitement ambulatoire et refuse l’hospitalisation.

Question n°1 :
La TA est toujours élevée après 30 minutes, faut il augmenter la vitesse de perfusion ?

Question n°1 :
Quels examens complémentaires sont indiqués en urgence et pourquoi ?

Question n°2 :
L’hospitalisation est-elle nécessaire et dans quel service ?