2015 : Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l’adulte.
Recommandations de la SPILF.
Nouvelle définition des infections urinaires
Diagnostic de pyélonéphrites aiguës et de cystites
Traitement antibiotique

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Août 2014 : Prise en charge des infections urinaires de l'enfant

Recommandations du Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP) de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et de la Société de Pathologie de Langue Française (SPILF) 

  • Comment diagnostiquer une infection urinaire chez le nourrisson et le jeune enfant?
  • Comment traiter une infection urinaire de l’enfant ?
  • Pyélonéphrites (infections urinaires fébriles)
  • Cystites (infections urinaires basses)
  • Quand et comment dépister un reflux vésico-urétéral (RVU) ?
  • Quelle est la place de l’antibioprophylaxie ?

RÉSUMÉ

- Le dépistage des infections urinaires (IU) passe par le recours aux bandelettes urinaires dès l’âge d’1 mois, qui doit être plus fréquent (Grade A);

- La confirmation de l’IU par l’examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) doit, à chaque fois que nécessaire, privilégier d’autres modes de prélèvement que la poche à urines : prélèvement au jet, cathétérisme urétral, voire, ponction sus pubienne (Grade A);

- Le pourcentage de souches de E. coli BLSE isolées dans les infections urinaires de l’enfant inférieur à 10 %, ne justifie pas de bouleverser les recommandations 2007 de l’ex-Afssaps (Grade B). Une augmentation de l’utilisation des carbapénèmes en première intention représente un danger écologique majeur et expose au risque d’infections intraitables.

Le groupe d'expert recommande pour les pyélonéphrites :

* de récupérer le plus rapidement possible le résultat de antibiogramme, pour adapter au plus tôt le traitement à une éventuelle souche résistante ;

* de privilégier les traitements initiaux par aminosides (notamment l’amikacine) qui restent actifs sur la majorité des souches BLSE, en monothérapie pour les patients pris en charge aux urgences pédiatriques et/ou hospitalisés (Grade B) ;la ceftriaxone (IV ou IM) reste un traitement adapté pour les patients vus aux urgences ou en ambulatoire tant que le pourcentage de souche d’entérobactéries productrices de BLSE restera faible ;

* l’utilisation d’emblée par voie orale du céfixime (Grade B) est envisageable dans les cas des PNA sans signe de gravité et à bas risque définis par : âge > 3 mois, état général conservé, durée d’évolution de la fièvre < à 4 jours, absence de comorbidité associée, d’antécédents d’infection urinaire, d’uropathie, et d’antibiothérapie préalable dans les 3 derniers mois.

* le relai oral des traitements parentéraux est guidé les tests de sensibilité in vitro, en essayant d’épargner l’usage de céphalosporines orales (céfixime) pour limiter la sélection de résistances bactériennes (Grade B) et d’utiliser par ordre de préférence :

  • amoxicilline (Entérocoque ou P. mirabilis S)
  • cotrimoxazole
  • céfixime
  • ciprofloxacine

association AAC + céfixime après avis spécialisé en cas de souche productrice de BLSE et si la CMI de l’association est inférieure à 1 mg/L par un laboratoire maîtrisant la technique (accord professionnel).

* Sauf situation particulière, il n’y a pas lieu de prescrire une cystographie rétrograde ou une antibioprophylaxie après une première pyélonéphrite.

Pour les cystites, le groupe d’experts recommande d’une part la réalisation systématique de l’ECBU et la prescription initiale, avant les résultats de l’ECBU d’un des 3 antibiotiques suivant par voie orale:

amoxicilline-acide clavulanique, cotrimoxale, céfixime. La durée totale du traitement antibiotique est de 5 jours avec adaptation du traitement en fonction de l’évolution clinique et de l’antibiogramme.

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