RAPPORT DE SITUATION SUR LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE DANS LE MONDE 2015 (OMS)

Ce rapport indique que 1,25 million de personnes sont tuées chaque année dans le monde sur les routes, et que ce chiffre stagne depuis 2007. Au vu de la croissance rapide du nombre de véhicules à moteur, cette stabilisation de la mortalité, alors que les prévisions tablaient sur une augmentation, prouve que des progrès ont été réalisés. Pourtant, ces efforts visant à réduire les décès dus à des accidents de la circulation restent clairement insuffisants pour atteindre les cibles internationales en matière de sécurité routière fixées par les objectifs de développement durable.

Les taux de mortalité liés aux accidents de la circulation sont deux fois plus élevés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire que dans les pays à revenu élevé.
Presque la moitié des décès sur les routes à l’échelle mondiale touchent les usagers qui sont le moins protégés : les motocyclistes (23%), les piétons (22%) et les cyclistes (4%). En revanche, la probabilité pour un motocycliste, un cycliste ou un piéton de perdre la vie sur la route varie d’une Région à l’autre : la Région africaine présente le pourcentage le plus élevé de décès de piétons et de cyclistes (43% des victimes de la route), alors que ces taux sont relativement faibles dans la Région de l’Asie du Sud-est. Cela reflète en partie le niveau des mesures de sécurité mises en place pour protéger les différents usagers de la route, ainsi que les formes prédominantes de mobilité dans chaque Région.
Les véhicules vendus dans 80% des pays du monde ne respectent pas les normes de sécurité de base.

Source : Organisation mondiale de la Santé 2015 OMS

Lien 1 (fr) : road safety  
Ou Lien 2 (en) : road trafic

LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE EN FRANCE - BILAN 2015 - ONISR

Bilan de l'accidentalité de l'année 2015

Parmi les 3461 personnes décédées en 2015 sur les routes de France métropolitaine :

  • Les trois quarts étaient des hommes (2604), pour un quart de femmes (857) ;
  • Plus de 2000 sont décédées sur des routes hors agglomération (2175) ;
  • Près de 850 avaient entre 0 et 24 ans (845 soit 24 %) ;
  • 700 ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur novice (permis de moins de 2 ans) ;
  • Plus de 750 étaient en deux-roues motorisé (769) ;
  • Plus de 450 étaient piétons (468), dont la moitié (229) étaient âgés de 65 ans ou plus ;
  • Au moins 381 ne portaient pas la ceinture de sécurité.
  • La mortalité sur autoroute s’est fortement élevée en 2015 (+ 23 %), soit une augmentation de + 16 % depuis 2010.
  • Un tiers des personnes tuées en agglomération sont des piétons.

La vitesse excessive ou inadaptée est la première cause d’accidents mortels selon les forces de l’ordre (citée comme cause principale dans 32 % des accidents mortels).
Parmi les conduites addictives, l’alcool serait cause principale de 21% des accidents mortels, 30% des décès interviennent alors qu’au moins un des conducteurs impliqués avait un taux d’alcool dépassant 0,5 g/l de sang. Les stupéfiants seraient cause principale de 9% des accidents mortels, mais 23% des décès routiers interviennent lors d’un accident impliquant au moins un conducteur testé positif aux stupéfiants.
Le refus de priorité serait cause principale de 13% des accidents mortels, l’inattention de 7%.

Évolution des accidents et mesures préventives :

La tendance générale est liée d’une part à l’amélioration des véhicules et des infrastructures, et d’autre part à l’évolution des comportements. Les progrès techniques sur les véhicules et l’amélioration des infrastructures ne produisent leurs effets que de façon lente et relativement uniforme dans le temps, au rythme du renouvellement du parc et de la réalisation des travaux.

1970 - 1980
Avec cette prise de conscience collective, le gouvernement impose des vitesses maximales autorisées (VMA), le port de la ceinture de sécurité à l’avant et du casque pour les motocyclistes. La mortalité chute de 30 % pour un trafic multiplié par 1,6. Le nombre de personnes tuées par milliard de km parcouru passe de 80 à 43.
1980 – 1990
Le seuil de l’alcoolémie est réduit de 1,2 à 0,8 g/l d’alcool dans le sang. Les véhicules sont équipés de systèmes anti-blocage des roues. Les carrefours giratoires réduisent notablement les accidents mortels en carrefour. De façon irrégulière, la mortalité baisse finalement de 20 % alors que le trafic est multiplié par 1,4.
1990 – 2000
La vitesse maximale autorisée VMA en agglomération est fixée à 50 km/h, le seuil d’alcoolémie abaissé à 0,5 g/l et le permis à points instauré. L’essentiel du réseau autoroutier s’achève. Les véhicules sont équipés d’airbags. Le continuum éducatif se met en place. Malgré ces mesures, la mortalité ne baisse que de 20 %. Dans le même temps, le trafic global progresse de 20 %. Le nombre de personnes tuées par milliard de km parcouru s’établit à 15 en 2000.
2000 – 2010
Les premiers radars fixes de contrôle automatisé (CA) de la vitesse sont installés. En 2004, le permis probatoire est instauré. Un dépassement du taux légal d’alcool entraîne un retrait de 6 points. On compte moins de 5000 morts en 2006 et une réduction de - 51 % de la mortalité sur la décennie. Plus de 30 000 vies ont été épargnées, dont les trois quarts grâce à la baisse des vitesses pratiquées et 11 % grâce à l’amélioration de la sécurité du parc automobile. Le nombre de personnes tuées par milliard de km parcouru s’établit en 2010 à 7. Le trafic n’a progressé que de + 7 %.
2010 – 2015
Le nombre de personnes tuées par milliard de km parcouru s’établit à 6 en 2015, la mortalité a baissé de moins 13,3 % par rapport à 2010

Rôle de la prévention :
La formation en milieu scolaire a permis de réduire la mortalité piétonne des enfants scolarisés en école primaire (entre 6 et 10 ans) d’une vingtaine par an dans les années 2000-2002 à moins de 5 par an dans les années 2013-2015. La mortalité des cyclomotoristes de 14 à 18 ans est passée d’environ 190 par an sur la période 2000-2002 à environ 65 par an sur 2013-2015.

Source : L'observatoire national interministériel de la sécurité routière bilan 2015 – ONISR

AUTRES SOURCES À CONSULTER :